Pourquoi j’écris

Plus on est de fous, plus on lit! Marie-Louise Arsenault proposait dans son émission radiophonique littéraire un questionnaires à ces invité.es appelé « Pourquoi j’écris ». Je me lance donc dans ce questionnaire.

À quel âge avez-vous écrit votre premier texte?
Vers 18 ans, je voulais devenir un écrivain, un auteur maudit. Je trouvais mes écrits moyens. j’ai arrêté.

Qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire?
Après la dépression, je voulais exprimer ce qui m’habitait intérieurement, et partager mes petites victoires du quotidien, mes doux moments méditatifs.

Vos parents étaient-ils fiers de vous?
Oui surement. On ne parle jamais de ce qui est intime comme l’écriture.

Quelle œuvre a influencé votre écriture?
Les livres de Serge Bouchard et d’Hélène Dorion. Serge Bouchard, pour sa façon de réfléchir sur le monde, le tout en parlant des choses du quotidien. Hélène Dorion, pour la précision des mots; chaque mot est utile et me fait vivre une émotion.

Quel sentiment avez-vous éprouvé lorsque vous avez vu votre première œuvre publiée?
Je connaitrai cela dans quelques mois, mais déjà à la veille, je suis sous l’émotion à chaque étape. Cela me remplit de joie et, à la fois, d’humilité d’avoir écrit dans l’intimité et de me retrouver à partager cela. Il y a des petits gestes qui nous dépassent.

Quelle est votre motivation quotidienne?
L’envie d’explorer le monde et de me découvrir à travers les mots.

Qu’est-ce qui vous comble le plus dans votre travail?
Je crois déjà un sentiment d’accomplissement en relisant un passage fini, après de longues heures à le peaufiner. Également un message de lectrice ou lecteur qui dit l’impact des mots sur leur vie.

Qu’est-ce qui vous donne le plus de fil à retordre quand vous écrivez?
Le regard que je porte sur moi, l’exigence et la peur de diffuser mes écrits.

La phrase, le dialogue ou le texte dont on vous a le plus parlé?
Je n’ai pas eu encore ce plaisir.

Écrivez-vous à voix haute?
Une de mes dernières relectures se fait en la lisant à haute voix. Cela me montre souvent les mots inutiles.

Un mot, une ponctuation que vous affectionnez particulièrement?
Le point-virgule. J’ai l’impression de chuchoter à l’oreille du lecteur après cette ponctuation. Il y a aussi le mot « puis » ; il pousse à vivre, à continuer, à se lancer.

Avez-vous un rituel d’écriture?
Le matin, lorsque la ville est endormie.

On ne parle que de soi : commentez.
Oui, même en fiction. Tout passe par la passoire de notre propre monde, nos souvenirs, nos apprentissages.

Avez-vous déjà été censuré?
Non.

Pourquoi ou pour qui écrivez-vous?
J’écris pour vivre, pour exister. Cela me grandit de l’intérieur. C’est un souffle, une respiration.

Un lieu et une ville qui vous inspirent?
Les falaises de ma Bretagne natale. On s’y sent vivant.

Avez-vous une muse?
Comme j’aime écrire sur ce que je vis, je dirais évidemment ma conjointe.

Avez-vous expérimenté la création sous influence?
Oui à mes 20 ans. Ce me rend malade donc rpas une superbe expérience.

Quel livre auriez-vous aimé avoir écrit?
« La Vie devant soi » De Romain Gary et « Gros Calin » du même auteur (Émile Ajar)

Comment souhaiteriez-vous que l’on se souvienne de vous?
Comme une personne qui regarde le monde avec compassion