Coronavirus, réveillez-vous!

 Un jour, je saurai moins et alors j’ouvrirai les yeux

Octavio Paz

Réveillez-vous! Réveillez-vous! Ces exclamations commencent beaucoup de publications que je vois apparaitre sur les réseaux sociaux.

Coronavirus, je n’aurai jamais cru apprendre cela

unsplash-logoAdli Wahid

 Nous sommes si nombreux à nous contenter d’avancer un pied devant l’autre, sans même nous étonner de ce petit miracle matinal.

Michel Serres

J’étais à l’extérieur du bureau, dans un autre lieu que celui qui est habituel, deux cents kilomètres de mon lieu de travail habituel. Nous étions plutôt coupés du monde, avec quelques collègues, lorsque les rumeurs de confinement sont arrivées. Être dans ce bureau, déconnecté du monde, je recevais les nouvelles comme des coups de massue. Je n’avais pas suivi les débuts en Chine. J’évite les nouvelles; elle me crée du stress en général.

La crise du coronavirus : une tempête spirituelle ?

Deux erreurs. 1. Prendre tout littéralement. 2. Prendre tout spirituellement.
Blaise Pascal

Et soudain, le monde s’arrêta ; les rues se videraient, les centres commerciaux fermèrent leurs portes. Tout s’arrêta. Une vie sans nos routines commença.

On pourrait se croire dans un film de science-fiction de Stephen King. Et pourtant, cela se déroule aujourd’hui, dans nos vies.

Cette situation est unique : s’arrêter.

Le silence; ce révélateur de l’essentiel

« Le silence est la réponse des sages. »
— Euripide

J’aime le silence de la vie.
Le silence dans ma tête lorsque je touche au moment présent.
Le silence d’un amour ou d’une amitié qui ne s’exprime que par peu de mots.
Le silence de la vie lorsqu’elle m’offre toutes les possibilités.

S’abandonner à la vie

On ne peut pas dire pourquoi. La raison de l’amour, c’est l’amour. La raison de l’amour, c’est qu’on aime.

Vladimir Jankélévitch

Des pourquoi, des comment, des plans, des recettes, des attentes, des choix. Que d’organisations fait-on pour ce futur.   Même avec toutes les préparations nécessaires, utiles et même saines, qui peut dire de quoi l’avenir sera fait?

Nous avons beau espérer, nous ne sommes nullement des médiums de la vie.La vie est un sacré beau hasard.

Pensez en dehors de la boîte « spirituelle »

unsplash-logoDiana Parkhouse

La normalité est une route pavée : on y marche aisément mais les fleurs n’y poussent pas.

Vincent Van Gogh

Réaliser ces rêves, avoir une vie qui a du sens, atteindre ces buts, tout cela est devenu la normalité de nos vies modernes. C’est normal; nous sommes si nombreuses et nombreux à souhaiter une vie plus épanouie.

Un jour nous avons eu un appel, un signe, un geste, un évènement qui nous ont fait ou donné l’envie de découvrir autre chose : une envie d’une vie épanouie, remplie de conscience.

Facebook, tu es triste.

unsplash-logoPrateek Katyal

L’ingrédient magique, c’est l’amour. Car il permet la cristallisation du rêve. Saupoudrez le tout d’une pincée de surprise, et votre vie aura un goût exquis.

Mathias Malzieu

Je regarde Facebook, je l’explore, je le lis, je m’y perds. Souvent trop souvent, j’y perds mon temps. Je déambule dans ces avenues, à la recherche du rien. J’erre. Je ne m’y suis pas toujours perdu, je fus un passionné de cet outil.

Notre-Dame de Paris – Mon cœur ne veut pas participer au concours de la plus grande misère.

Hier, Notre-Dame brulait. Ce matin des milliards de dons affluent.

Hier, nous dépensons des milliards en gadgets et autres patentes. Avant hier, des scientifiques nous demandent de réduire nos dépenses de plus de vingt pour cent pour sauver la terre.

Depuis des années, la terre se meurt, des gens vivotent, les pauvres sont de plus en plus pauvres, des pays souffrent, la misère monétaire, physique et mentale est partout.

Le risque de ne pas vivre

unsplash-logoRaj Eiamworakul

Vivre prudemment, sans prendre de risques, c’est risquer de ne pas vivre.
Wladimir Wolf Gozin

J’ai peur d’écrire. J’ai commencé des tas de livres. Un seul est fini et je le réécris, corrige et recommence encore et encore. Je souffre parfois à écrire tellement partager est complexe. Écrire est pour moi des liens les plus profonds avec soi. Partager est alors se mettre à nu face à vous.

Parfois, j’ai peur donc de partager. Je juge alors mon style, mon écriture, les fautes que je laisse traîner à gauche à droite. J’analyse en profondeur le texte, je me juge au passage, me critique durement. Je finis par garder mon texte bien au chaud dans le stockage de mon ordinateur.