La réussite : si on s’était trompé collectivement ?

unsplash-logoGuilherme Stecanella

Renoncer, c’est nous libérer. Ne rien vouloir, c’est pouvoir.

Fernando Pessoa

Réussir un projet, aller jusqu’au bout est devenu dans la croyance collective est une forme de mieux-être.

On nous parle de réussite, de repères, d’avoir des objectifs, de discipline, d’ambitions, d’outils, bref un ensemble de critères qui sont certes une des méthodes utilisées par ceux qui sont sur les couvertures des journaux, magazines ; certes, mais réussir sa vie, est-ce cela?

Je ne t’aime pas que pour tes qualités

unsplash-logoNick Fewings

En amour, on plaît plutôt par d’agréables défauts que par des qualités essentielles.

Ninon de Lenclos

Aimer la beauté, les complicités, les synchronicités, l’écoute, les choses qui rassemblent, les projets de vies à deux, les voyages, les moments lumineux, le respect, la douceur, l’attirance, le désir, aimer est parfois idéal et simple; mais je me pose la question si c’est facile l’amour, pourquoi y a-t-il autant de célibataires ou de gens qui se séparent ? Est-ce vraiment l’amour, ces cas si faciles (ou presque, si recevoir est doux)?

Un des plus beaux gestes d’amour

unsplash-logoAziz Acharki

Voulez-vous connaître le plus beau compliment qu’il m’ait été donné de recevoir ? Il est comme le murmure d’une source vive, et incite à respirer fort comme l’on fait au contact d’un air de haute attitude. Il dit : “Merci d’exister” mieux qu’un compliment, c’est un débordement d’amour.

François Garagnon

J’aime passionnément cette citation qui dit  : merci d’exister !

Merci d’être là dans ma vie ; merci pour ce que tu m’apportes, merci pour ton amour, merci.

Merci d’exister, car ce que tu apportes me rend vivant.

Vivre l’incertitude est-elle notre seule certitude ?

unsplash-logoJamie Street

C’est l’incertitude qui nous charme. Tout devient merveilleux dans la brume.

Oscar Wilde

Le doute, l’inconnu, le brouillard du demain, cette vision nocturne de notre futur, ces moments instables pour l’humain, voici l’incertitude dans nos vies. Elle provoque des tempêtes, des tas de plans, d’organisations pour la contrer. Nous vivons parfois nos vies comme si demain serait une catastrophe sans non, que la joie et le bonheur disparaissaient.

La sensation émouvante d’être vivant

unsplash-logoAaron Ang

 

C’est tellement triste d’être joyeux dans un monde où le bien-être est un devoir.

Serge Bouchard

C’est avoir envie de vivre qui amène le bonheur et non le bonheur qui donne envie de vivre.

À lire les articles au quotidien sur comment atteindre le bien-être, nous serions toutes et tous affublés d’un certain nombre de manques et de dysfonctionnements dans nos actions, communications, en organisation, en conscience, et même dans notre rapport au temps. Ces articles veulent nous guérir d’un certain nombre de symptômes que nous ne savons pas qu’il existait juste avant la lecture.

Le choix de la légèreté

unsplash-logoMatthew Brodeur

Ce qui abrège les jours, c’est la lourdeur de l’âme, et ces brumes où la tristesse l’enveloppe.

Rodolphe Töpffer

 

Il y a un choix que je fais bien souvent dans la vie ; celui de la légèreté.

« Danser avec ses chaines » disait Friedrich Nietzsche dans son livre « Le voyageur et son ombre. »  Vivre cette Légèreté — opposée à la lourdeur — et non une futile inconscience ; une légèreté qui vit aussi avec gravité, les pieds ancrés dans la réalité — cet opposé de la frivolité.

Nous ne sommes pas égaux face au développement personnel

unsplash-logoChristian Sterk

La comédienne américaine Cathy Ladman fait remarquer que « Toutes les religions sont les mêmes : la religion, c’est fondamentalement la culpabilité, avec des jours de fêtes différents .

Richard Dawkins

Il existe un drôle de paradoxe dans le domaine du développement personnel : les personnes qui peuvent en tirer le plus d’effets positifs ne sont pas forcément les personnes qui en auraient le plus besoin.

À force d’observer, il apparait clairement que nous n’étions pas égaux face à ce courant qui est censé nous faire du bien.

Arrêtez de travailler sur vous !

unsplash-logoAndreas Wagner

Le courage c’est de comprendre sa propre vie… Le courage c’est d’aimer la vie et de regarder la mort d’un regard tranquille… Le courage c’est d’aller à l’idéal et de comprendre le réel.

Jean Jaurès

 

L’expression « travailler sur lui » pour « devenir la meilleure version du lui-même », cette phrase que je rencontre souvent dans la lecture d’articles, a alimenté mes pensées ces derniers temps.

Je n’ai jamais compris la notion de « devenir la meilleure version de soi. Une personne qui ne “travaille” pas sur elle, ne peut-être pas devenir la meilleure version d’elle ? Ne sommes-nous pas toutes et tous en évolution constante, emmagasinent des connaissances, des expériences ?

Je ne veux pas changer le monde

unsplash-logoGuilherme Stecanella

Il faut que tout change pour que rien ne change !

Cette célèbre réplique du « Guépard », dans le film de Visconti, m’est restée depuis mon enfance dans ma tête sans vraiment en comprendre le sens profond.

Cette semaine, suite à l’article Se libérer de la culture du « bonheur obligatoire », j’ai reçu quelques messages qui me disaient que j’étais cynique, nihiliste ou un pessimiste. Je me qualifierai plus d’optimiste réaliste.

Je me suis donc interrogé. Suis-je pessimiste ? Qu’est-ce qu’est-être positif ? Ma réflexion a débuté des messages actuels que je lis, qui nous invite à changer, changer le monde ou comme la citation de Gandhi :  « Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde ».

S’accepter

unsplash-logoSteve Halama

Accepter le présent, ce n’est pas renier le passé, c’est créer ce qui sera demain le passé d’un monde neuf.

André Maurois

S’accepter tel que je suis, voilà une œuvre à laquelle je m’attelle ces dernières semaines.

J’ai longtemps cherché à me guérir, changer, améliorer un passé qui certes m’amène de grandes qualités et qui à la fois vient me faire des clins d’œil les jours de pluie. J’ai cherché à devenir ce que l’on nomme « la meilleure version de soi », comme si je ne l’étais pas déjà, comme si je ne progressais pas chaque jour naturellement.

Quel poids, quelle culpabilité !