Se mentir à soi-même.

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Le pire mensonge est de se mentir à soi-même.

-Marc Levy

En 2010, lorsque j’ai lancé le site « Moment Présent », je me suis caché derrière ce site ; se cacher pour partager et écrire quelques simples textes. Lorsque je suis devenu coach, je me suis caché derrière le titre ; toujours pour partager et écrire. Même si dans ces deux domaines, que sont les blogues et le coaching, je suis reconnu, il manquait une pièce à mon puzzle (casse-tête).

Le déni de soi n’était pas visible au jour le jour, mais au fond de moi, je sentais un vide, une incohérence. J’étais reconnu ; j’écoutais l’avis des autres.

Pour en finir avec le Grinch de Noël.

« Bonjour, je m’appelle Régis et je suis un grincheux de Noël. »

Enfin, *j’étais*, car Noël arrive et j’en suis très heureux ! Ça n’a pas toujours été le cas, loin de là… Noël a déjà été pour moi une période très difficile à vivre. Ça se traduisait par un mélange d’envie de solitude et de répliques ironiques. Et je me répétais la série de pensées suivantes :

Les trois portes de la sagesse

Un Roi avait pour fils unique un jeune Prince courageux, généreux et intelligent. Pou parfaire son apprentissage de la Vie, il l’envoya auprès d’un Vieux Sage.

– Éclaire-moi sur le Chemin de la Vie, demanda le Prince.

– Mes paroles s’évanouiront comme les traces de tes pas dans le sable, répondit le Sage. Cependant je veux bien te donner quelques indications. Sur ta route, tu trouveras trois portes. Lis les préceptes inscrits sur chacune d’elles. Un besoin irrésistible te poussera à les suivre. Ne cherche pas à t’en détourner, car tu serais condamné à revivre sans cesse ce que tu aurais fui. Je ne puis t’en dire davantage. Tu dois éprouver tout cela dans ton coeur et dans ta chair. Va, maintenant. Suis cette route, droit devant toi.

Le Vieux Sage disparut et le Prince s’engagea sur le Chemin de la Vie. Il se trouva bientôt face à une grande porte sur laquelle on pouvait lire:

Aligner sa vie sur sa véritable essence

Un matin il y a quelques années, un malaise m’a envahi. Il s’installa dans mon coeur et s’accompagna d’une voix qui me dit : « Retourne te coucher ». C’était la voix de la dé-motivation pour le travail 9 à 5. Que ce soit à propos du travail ou de tout autre sujet de notre vie, qu’est-ce qui nous donne envie d’aller plus loin, d’aller au bout de nos rêves et pourquoi n’arrivons-nous pas à soutenir cette motivation profonde dans la durée ?

« À quoi cela peut-il bien servir ? »

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Cette question m’est souvent posée par des gens à qui je dis que je pratique la méditation, lis beaucoup, suis des ateliers et consulte des coachs dans différents domaines. C’est une bonne question qui m’a donné envie de partager mon vécu sur le sujet.

Le constat de départ est qu’auparavant, ma vie n’était pas satisfaisante et encore moins le reflet de mes aspirations. Il n’y avait pas de congruence entre le point “A” de ce que je désirais et le point “B” (ou “Z”!) de ce que je voulais que ma vie soit. Cette notion de congruence, ou d’adéquation entre mes désirs et ma vie réelle, m’habite profondément depuis ce constat.

Afin d’attendre cet objectif de congruence, j’ai alors choisi de multiplier les expériences et d’oser essayer de nombreuses approches. Ce choix allait bien au-delà des bienfaits connus d’une discipline ou d’une autre, car je voulais connaître les avantages non sur mon corps d’une pratique, mais ses effets sur ma vie.
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Mille après mille

Trouver un sens à sa vie

« La vie est un long chemin sans fin,
Et je ne sais pas très bien où je m’en vais.
Je cherche dans les faubourgs et les villes,
C’est dans l’espoir d’accomplir son destin »
Chanson de Willie Lamothe ; Paroles de Jerry Joly ;
reprise par Fred Pellerin

Depuis très jeune, je vivais la vie en marchant à tâtons, sans but, sans savoir où j’allais. Je marchais à travers le monde comme s’il fallait traverser la vie sans faire de bruit, sans déranger. Je menais une vie qui n’était pas porteuse de bonheur ou de joie, mais une vie sur les freins, sur la retenue.