La crise du coronavirus : une tempête spirituelle ?

Deux erreurs. 1. Prendre tout littéralement. 2. Prendre tout spirituellement.
Blaise Pascal

Et soudain, le monde s’arrêta ; les rues se videraient, les centres commerciaux fermèrent leurs portes. Tout s’arrêta. Une vie sans nos routines commença.

On pourrait se croire dans un film de science-fiction de Stephen King. Et pourtant, cela se déroule aujourd’hui, dans nos vies.

Cette situation est unique : s’arrêter.

« Tout vide spirituel peut provoquer des tempêtes passionnées. » Disait Arthur Koestler et ce matin une tempête, un ouragan a pris la place de nos emplois du temps surchargés.

Cette tempête est numérique.

Des tas de publications se déversent. Certains parlent de chiffres, de causes, de morts. D’autres articles sur le fait que le virus serait le reflet du mental de l’homme, ou des scénarios mélangés avec une bonne dose de complotisme sur un virus breveté. Finalement, des milliers de messages des anges, soient disant canalisés, délivrés avec des tons militaires qui nous ordonnent d’être positif.

Puis, il y a les messages de ceux qui paniquent, ceux qui nient, ceux qui s’organisent, ceux qui remplacent leur prof, ceux qui profitent pour ne rien faire. Il y a ceux qui sont en première ligne et qui sauvent des vies.
Mille et une façons de réagir, toutes explicables ; pas toutes justifiableS comme celles et ceux qui marchandent le malheur.

Même si je me dis spirituel, je ne suis qu’un être humain ; sans pouvoir ni solution toute faite, et encore moins en possession de la vérité sur une épidémie.

Ce vide nous met face à nous-mêmes ; comme nous le demande souvent la spiritualité. La spiritualité est cette habitude d’être avec soi. Mais cela demande un temps. Je ne crois pas que le jour du marathon soit le meilleur jour pour apprendre à courir.

Face à ce virus, certains vivront de la peur, de l’impuissance, une crainte. D’autres seront conscients de la chance d’être en famille, en vie, en amour. Ce passage nous apprendra beaucoup, j’en suis sur.

Les rues se vidaient et nous devions apprendre à vivre avec soi dans cette solitude imposée.