Notre-Dame de Paris – Mon cœur ne veut pas participer au concours de la plus grande misère.

Hier, Notre-Dame brulait. Ce matin des milliards de dons affluent.

Hier, nous dépensons des milliards en gadgets et autres patentes. Avant hier, des scientifiques nous demandent de réduire nos dépenses de plus de vingt pour cent pour sauver la terre.

Depuis des années, la terre se meurt, des gens vivotent, les pauvres sont de plus en plus pauvres, des pays souffrent, la misère monétaire, physique et mentale est partout.

Ce soir, je vois des centaines de publications sur les réseaux qui critiquent ce don d’un milliard au nom de tous les autres problèmes dans le monde.

Je n’ai pas envie de participer au concours de la plus grande misère. Je ne vois pas l’intérêt. Ma compassion n’est pas limitée.

Ce soir, je me sens impuissant face à toute la misère du monde ; si demain Facebook fermait toutes mes indignations resteraient des lettres mortes. Et après demain, mes messages ne seraient que du vent.

Demain, j’ai juste envie de continuer ma petite solidarité locale et me réjouir que peut-être demain, peut être nous consommerons moins, l’argent sera redistribué, les pays africains ne seront plus pillés et que mes enfants auront un avenir.

Demain.