Ce jour de l’éveil

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Me voici en moi-même comme en train d’habiter une maison qui aurait été construite en mon absence

Gaston Miron

 

Le poète québécois Gaston Miron disait dans un de ces fameux poèmes « Me voici en moi-même comme en train d’habiter une maison qui aurait été construite en mon absence » ; voici quelques sentiments que j’ai éprouvés le jour où je suis à moi-même.

Certains appellent cela éveil, renaissance, réveil, conscience ; peu importe le mot, ce moment est une lumière qui éclaire des parties de soi.

Certaines parties sont dans l’ombre ; on en a un vague souvenir dans notre enfance d’avoir aimé telle ou telle chose, d’avoir eu des passions qui nous replissaient le cœur, des qualités ensevelies sous des tas de routine, de survivances. Nous découvrons de nouvelles pièces dans notre propre maison que nous pensions si petite ; la voici vaste.

La lumière nous éclaire de l’intérieur nous permettant de nus visiter, de nous découvrir.

L’éveil ne donne aucune qualité sur la vie de l’autre, aucun super pouvoir que de juste se connaitre soi, de simplement s’explorer avec une douceur et une curiosité.

Ce jour de l’éveil, j’ai appris beaucoup, apprit les rêves enfouis, les envies ardentes, les besoins naissants ; j’ai appris à vivre.

 

Et chacun recommence
En y mettant son nom
Comme un héros
Qui a décidé
Une fois pour toutes
De tirer de sa peur
Le pire et le meilleur

Gilles Vigneault