La fin des jeux de pouvoir pour faire grandir l’amour

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La tendresse c’est l’amour exempt de toute convoitise, de toute possession. C’est faire le choix de l’autre pour lui donner du bon

Jacques Salomé

Passer les barrières de nos protections personnelles, de se mettre dans une écoute véritable, une écoute en toute vulnérabilité, voici un choix rare et pourtant logique.

Rare, car il demande de mettre de coté les jugements de valeur, et surtout le fameux « j’ai raison et tu as tord », de vouloir entrer dans un débat d’idées, de croyances ou de faits pour ne pas perdre la face ou se voir comme le perdant. Rare d’être vulnérable, car nous nous cachons souvent derrière les mots pour ne pas être touchés, ne pas être ébranlés par l’autre, même si nous l’aimons profondément.

Je suis parfois un être de protection qui ne veut pas recevoir de mauvais et qui apprend que se protéger en amour c’est ne plus être en relation, mais cacher derrière un mur de défense. Mais parfois, c’est le trop d’amour, d’être aimer vraiment qui est comme une vague trop forte face à la croyance que nous ne pouvons être aimés comme cela qui fait que nous nous protégeons.

La force dans les croyances modernes est souvent issue des combats, des victoires, de pas se faire avoir, se défendre, donner son avis, son opinion et que celui-ci comte. Dans une relation basée sur le respect, cette force est tout autre et peut émerger de la réciprocité à ne rien vouloir que de juste s’offrir un espace de sécurité pour dire, pour se dire, pour dire aussi « Non ».

La tendresse, c’est venir désarmer de nos charges, nos rôles, nos attentes, reproches ou culpabilité pour venir rencontrer l’autre dans le seul non-but de faire grandir l’amour.

La tendresse est ce cadeau de la sécurité, un espace dans lequel l’autre n’a pas besoin de prouver qui il ou elle est, mais juste vivre et partager toutes les choses qui apportent de la vie.

 C’est par la tendresse de l’autre que je peux grandir, être et me développer en sécurité.

Jacques Salomé