La sensation émouvante d’être vivant

unsplash-logoAaron Ang

 

C’est tellement triste d’être joyeux dans un monde où le bien-être est un devoir.

Serge Bouchard

C’est avoir envie de vivre qui amène le bonheur et non le bonheur qui donne envie de vivre.

À lire les articles au quotidien sur comment atteindre le bien-être, nous serions toutes et tous affublés d’un certain nombre de manques et de dysfonctionnements dans nos actions, communications, en organisation, en conscience, et même dans notre rapport au temps. Ces articles veulent nous guérir d’un certain nombre de symptômes que nous ne savons pas qu’il existait juste avant la lecture.

La vie est gérée parfois comme un produit : le produit répond à un manque que nous n’avions pas et qui crée un désir qui ne répond à aucun de nos besoins. À la force de rechercher le bonheur, parfois nous ne comblons rien.

Il y a dans la vie plus de réponses à nos questions, la vie foisonne de connaissances, de bonheurs, de joies simples. Juste le fait d’être vivant, ce miracle de la naissance sur une petite planète, niché dans cette immensité, juste cela est purement incroyable.

Être vivant et sensible, sensible à ce qui nous entoure, vibrer à l’amour, la joie, vivre un ensemble d’incroyable d’émotions, de sensations. Pouvoir vivre la sagesse, le sentiment océanique ou l’éveil, le calme, la plénitude. Avoir en soi la résilience du temps qui guérit, de la force de vivre chaque instant, quelle que soit l’émotion. Quelle chance !

Oui, l’humain aime être plus, avoir plus, se réaliser. Mais pouvons-nous réaliser que la vie offre plus qu’espéré ?

Comme le dit Serge Bouchard, il est triste de vivre dans un monde où le bien-être, le bonheur sont des devoirs ; je nous souhaite de vivre la sensation émouvante d’être vivant, vivante, ce plaisir immense que la vie offre : les rencontres, les joies, les peines, la connaissance, la conscience, les possibles.

Si le bien-être est devenu un devoir, alors, il serait temps de mieux-vivre.

Pour être simplement heureux ,
aimez être simplement.

Régis Carlo.