Arrêtez de travailler sur vous !

unsplash-logoAndreas Wagner

Le courage c’est de comprendre sa propre vie… Le courage c’est d’aimer la vie et de regarder la mort d’un regard tranquille… Le courage c’est d’aller à l’idéal et de comprendre le réel.

Jean Jaurès

 

L’expression « travailler sur lui » pour « devenir la meilleure version du lui-même », cette phrase que je rencontre souvent dans la lecture d’articles, a alimenté mes pensées ces derniers temps.

Je n’ai jamais compris la notion de « devenir la meilleure version de soi. Une personne qui ne “travaille” pas sur elle, ne peut-être pas devenir la meilleure version d’elle ? Ne sommes-nous pas toutes et tous en évolution constante, emmagasinent des connaissances, des expériences ?

Travailler sur soi ; le magasine Psychologies donne par exemple cette définition : Effort d’analyse et de maîtrise de son propre psychisme.

Ma lecture d’une partie de cette définition et la connotation qui en découle n’est pas dans la douceur, non. Plutôt, long, difficile, peut-être méritoire. En effet, la maitrise ne serait-elle pas ce désir de contrôler : contrôler sa vie, son destin, ses émotions pour ne pas souffrir, ne pas vivre des émotions négatives ; choses impossibles dans ce monde humain. De nombreux outils, telle la méditation aident par contre à mieux les vivre. Alors je nous souhaite de mieux accueillir ce type de vécues négatif. Quant au mot travail et son sens, je n’y vois rien de plaisant.

J’aime profondément par contre la notion d’effort d’analyse, ou je dirais plus dans la lecture que j’en fais cet effort dans le sens d’effort, de puissance ou de soif d’être ; l’envie de se connaitre mieux pour être ou se sentir vivant.

En fait, à la force de réfléchir sur cette expression “qu’est-ce que travailler sur soi ?”, j’avais une invitation à vous proposer : arrêtez de travailler sur vous !

La maitrise venant avec le temps, j’ai envie de vous inviter au plaisir de se découvrir, à la joie de se connecter à notre humanité, à la passion d’apprendre sur soi, à l’enthousiasme et au bonheur de simplement d’une vie humaine.

Pas besoin que tout soit dur, ardu ou difficile pour mériter d’être reconnu pour ces capacités, à s’améliorer.

Être, c’est déjà en soi la reconnaissance de votre entière capacité à être vivant, en mouvement, à choisir le bon, le vrai. Arrêtez de travailler sur vous, embrassez votre vie !

 

Apprendre à vivre avec l’incertitude pour conserver notre liberté de penser et d’agir, voilà vraisemblablement le défi que, nous, hommes et femmes du troisième millénaire, avons à relever : des hommes et des femmes à qui l’immense essor de la technologie et de l’industrialisation a fait oublier que, dans le meilleur des cas, nos certitudes ne peuvent être que provisoires, et que l’exposition au risque appartient à la condition humaine.

Marie de Solemne