S’accepter

unsplash-logoSteve Halama

Accepter le présent, ce n’est pas renier le passé, c’est créer ce qui sera demain le passé d’un monde neuf.

André Maurois

S’accepter tel que je suis, voilà une œuvre à laquelle je m’attelle ces dernières semaines.

J’ai longtemps cherché à me guérir, changer, améliorer un passé qui certes m’amène de grandes qualités et qui à la fois vient me faire des clins d’œil les jours de pluie. J’ai cherché à devenir ce que l’on nomme « la meilleure version de soi », comme si je ne l’étais pas déjà, comme si je ne progressais pas chaque jour naturellement.

Quel poids, quelle culpabilité !

À présent, je dis au revoir à cette culpabilité de ne pas être la personne que je croyais vouloir devenir ; je dis au revoir à la honte de ne pas être parfait, de ne pas ressembler à l’image lisse pour ressembler aux personnes reconnues. Je dis bonjour et merci à tous les regards aimants, à ma douceur, à toutes les choses que j’ai essayé de transformer et qui finalement ne sont juste que moi.

Se développer, se changer, s’améliorer, est-ce devenir une meilleure personne ou une personne qui ressemble à ce que l’on attend de soi ?

Je dis bonjour, comme le dit si bien mon amie Nicole Bordeleau, à une journée toute neuve ; à une vie toute neuve.

S’accepter, lâcher prise sur la compétition à être aimer, embrasser la vie en se disant « tel que tu es, tu es idéal, tu es au bon endroit, au bon moment. »

Personne ne doit changer pour plaire ou mériter l’amour ; s’accepter, c’est lâcher prise sur un meilleur passé et vivre dans le présent. S’accepter c’est lancer le message autour de soi : « je suis digne de vivre ».

Aimer, c’est accepter de s’abandonner, c’est donner prise.  Claude Roy

 

Aimer, c’est accepter de s’abandonner, c’est donner prise.

Claude Roy