Se libérer de la culture du « bonheur obligatoire »

unsplash-logoTanalee Youngblood

 

Le bonheur forcé est un cauchemar.

Amélie Nothomb

 

Une Lectrice m’écrivait cette fin de semaine en me disant que dans mes messages bien souvent « je présentais une face plus “vulnérable” de ma vie, au contraire de la plupart des gens qui inspirent, des mentors, ou coachs qui montrent une face sans failles. » (Merci d’ailleurs pour vos très nombreux messages suite à la lettre aux authentiques ; tellement beau et touchant !)

Ma réponse est simple : je recherche peut-être autre chose.

Je chercher l’authenticité, une certaine image de la vérité, plus simple qui coûterait moins cher en énergie dépensée à cacher les failles, à dissimuler le fait que nous ne sommes pas parfaits.

Ma recherche est également le plaisir de vivre versus le bonheur à tout prix. Le bonheur à tout prix nous offre une vie remplie de perfection et même de perfectionnisme en ayant le meilleur travail, la plus belle auto, les plus belles photographies de voyage, des enfants parfaits sages et apprenants, des relations positives et sans problèmes, une spiritualité parfaite avec une parole propre, jamais d’énervements : une vie qui ressemblerait à un magazine.

J’aimerais vraiment que chaque personne puisse avoir un bonheur continu, 24 h/24, 7 jours sur 7 ; j’aimerais vraiment cela ! Mais, est-ce la réalité ? Mon choix d’une vie plus simple est le suivant : le plaisir de vivre.

Alors une question qui s’impose et que je me pose : sur quels domaines de ma vie j’ai du pouvoir et sur lesquels je n’en ai pas ?

Fini de se battre contre des moulins à vent. Finis de montrer des choses positives lorsque je suis au bout du rouleau, fini de me vendre comme une PME. Bienvenue à l’humain, Bienvenue à l’imperfection, au choix de rayonner pleinement ou de se retirer pour respirer.

Fini le dictacte monochrome du bonheur et bienvenue à l’arc-en-ciel de nos vies !

Le vrai malheur est aussi rare que le vrai bonheur : tout dans l’homme est imparfait ; il n’y a rien de pur, tout est mêlé d’alliage dans son essence. Le bonheur suprême est au-dessus de la vie humaine, et le malheur complet fait cesser la vie.

Louis-Philippe de Ségu