Pourquoi créer un blogue si ce n’est pour être vu, lu, donc reconnu ?

unsplash-logoAndre Benz

Bonjour Régis, merci pour ce texte. Mais pourquoi créer un blog si ce n'est pour être vu, lu, donc reconnu?... une toute belle journée à vous

Sarah, merci, pour cette question suite à la publication de l’article Se Mentir à Soi-même, article qui parle de ne pas guider uniquement par le besoin de reconnaisance pour faire un projet. Pourquoi?

Jacques Salomé, psychosociologue et auteur que j’affectionne, résume bien : « si je prends la liberté de m’affirmer, je dois prendre le risque de ne pas avoir l’approbation de l’autre »

Lorsque j’ai choisi un jour, de partager mes réflexions, surtout un désir de réfléchir en dehors des courants à la mode, même si la racine est le partage, le carburant est l’estime de soi, le respect de soi. Je cite l’article « se mentir à soi-même » :

« Depuis, j’écris, j’écris des textes sur des chemins peu ou pas empruntés, des idées peu ou pas à la mode, dans un seul but : faire réfléchir. J’avais laissé mes rêves sur le bord du chemin ; je deviens fidèle à ceux-ci à grands coups de respects de moi. »

J’ai reçu de plusieurs personnes ce conseil un jour : lorsque tu écris, il y a le texte que tu veux écrire pour te faire aimer des autres et le texte qui s’impose à toi.

Se faire aimer est bon et sain lorsqu’il ne vient pas combler un vide, un manque. Recevoir la reconnaissance lorsqu’un texte est bon qui touche le public est gratifiant. Mais la recherche de la gratification instantanée peut nous faire défier de ce que nous aimons. Je l’ai beaucoup expérimenté lors de Momentpresent.com ou la recherche du clic, du j’aime, de la page lue, fait que je recherchais à plaire à tout prix. Mais qui paie à la fin ? Soi.

En réfléchissant tout haut avec mes mots, j’assume qui je suis et j’affirme mon identité, qui je suis. Le risque est de ne pas recevoir cette reconnaissance de soi, ou du texte. Mais, qu’il est bon d’être soi et d’avoir cette liberté.

Alors, la reconnaissance prend dans ce cas, un gout si particulier, si doux, une gratitude d’être vu, reconnu, un supplément au cœur et une notion de partage qui a du sens.

L’estimation à sa juste valeur d’un homme normal exige, de plein droit, l’affirmation de son individualité.
Konrad Lorentz

ps : il en va de même en amour.