Changer ou vivre? Une autre idée du changement.

unsplash-logoCezanne Ali

Il y a des changements, mais il n’y a pas de choses qui changent : le changement n’a pas besoin d’un support.

Henri Bergson

« Tu dois changer » ; en marchant ce matin, voici la phrase que j’ai captée au vol en croisant un homme parlant au téléphone.

Le changement, cette valeur, cet outil pour certains, la panacé, que notre monde actuel, aussi bien moderne, de consommation que spirituel, met en avant comme le saint Graal.

Une question se pose : le changement, frein ou accélérateur pour arriver au bonheur, à la joie de vivre ?

Nous ne sommes pas si nombreux à faire du développement personnel ou à être spirituels ; pourtant tout le monde change même sans y mettre son attention, sans en faire une religion. Le changement est inévitable.

De plus, devenir heureux, spirituel, un leader, le serons-nous si nous changeons de métier, de vie, le seronslorsque nous changerons nos valeurs, nos amis, notre pays, les autres, lorsque nous aurons une autre formation, des connaissances, de la reconnaissance, le serons-nous si nous avons la gloire, l’argent, l’âme sœur ? Le serons-nous ?

Il se peut que le changement ne soit pas cette vertu qui permettent l’installer durablement un choix, mais la fidélité

La fidélité à ce que nous sommes.

Pourquoi ne pas être fidèle à tout ce que nous avons mis de coté pour s’adapter, pour réussir, pour être comme tout le monde, pour être aimé ? En nous existe une motivation profonde, naturelle, des idées, de la solidité, un élan vital au-delà du simple fait du changement.

Le changement ou être soi ? À vous de choisir. De mon coté, j’ai choisi ; afin que le changement ne soit pas espérance, mais plus un engagement à soi.

La fidélité est la vertu de l’esprit.

Alain