Je ne veux pas changer le monde

unsplash-logoGuilherme Stecanella

Il faut que tout change pour que rien ne change !

Cette célèbre réplique du « Guépard », dans le film de Visconti, m’est restée depuis mon enfance dans ma tête sans vraiment en comprendre le sens profond.

Cette semaine, suite à l’article Se libérer de la culture du « bonheur obligatoire », j’ai reçu quelques messages qui me disaient que j’étais cynique, nihiliste ou un pessimiste. Je me qualifierai plus d’optimiste réaliste.

Je me suis donc interrogé. Suis-je pessimiste ? Qu’est-ce qu’est-être positif ? Ma réflexion a débuté des messages actuels que je lis, qui nous invite à changer, changer le monde ou comme la citation de Gandhi :  « Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde ».

S’accepter

unsplash-logoSteve Halama

Accepter le présent, ce n’est pas renier le passé, c’est créer ce qui sera demain le passé d’un monde neuf.

André Maurois

S’accepter tel que je suis, voilà une œuvre à laquelle je m’attelle ces dernières semaines.

J’ai longtemps cherché à me guérir, changer, améliorer un passé qui certes m’amène de grandes qualités et qui à la fois vient me faire des clins d’œil les jours de pluie. J’ai cherché à devenir ce que l’on nomme « la meilleure version de soi », comme si je ne l’étais pas déjà, comme si je ne progressais pas chaque jour naturellement.

Quel poids, quelle culpabilité !

Se libérer de la culture du « bonheur obligatoire »

unsplash-logoTanalee Youngblood

 

Le bonheur forcé est un cauchemar.

Amélie Nothomb

 

Une Lectrice m’écrivait cette fin de semaine en me disant que dans mes messages bien souvent « je présentais une face plus “vulnérable” de ma vie, au contraire de la plupart des gens qui inspirent, des mentors, ou coachs qui montrent une face sans failles. » (Merci d’ailleurs pour vos très nombreux messages suite à la lettre aux authentiques ; tellement beau et touchant !)

Ma réponse est simple : je recherche peut-être autre chose.

Nous allons vivre une époque formidable!

unsplash-logoEric Ward

Très peu de vraies paroles s’échangent chaque jour, vraiment très peu. Peut-être ne tombe-t-on amoureux que pour enfin commencer à parler. Peut-être n’ouvre-t-on un livre que pour enfin commencer à entendre.

Christian Bobin

Nous allons vivre une époque formidable ; oui !

Après le déclin des religions, remplacé par les religions du développement personnel, de plus en plus de personnes laissent tomber les grands dogmes de la pensée facile »

Tu n’existes pas pour impressionner le monde

unsplash-logoGreen Chameleon

Tu n’existes pas pour impressionner le monde. Tu existes pour vivre ta vie d’une façon qui fera ton bonheur.

Richard Bach

 

Une de nos fidèles lectrices me posait la question : « suis-je le meilleur dans mon domaine ? » puis une autre se posait la question « comment devenir charismatique » ; des partages qui m’amènent aujourd’hui cette réflexion : Sommes-nous obligés d’impressionner le monde, de les marquer, d’avoir une influence ? .

Certes il est bon d’être reconnu, certes. Reconnu ou être dans une compétition d’ego ; la ligne est très mince.

L’imperfection de l’amour

unsplash-logoJez Timms

 L’amour est comme un peintre qui oublierait — chaque matin, dans son atelier — la vieille histoire du monde, pour saisir une fleur éternelle dans le tremblé de l’air.

Christian Bobin

J’aimerais crier : « Prends-moi comme je suis ». J’aimerais sentir et ne pas me déconnecter à la moindre remarque. J’aimerais que les tempêtes qui viennent de l’intérieur de moi ne te terrassent pas et que tu finisses par me dire « ce n’est rien ». J’aimerais que tu me voies.

Pourquoi créer un blogue si ce n’est pour être vu, lu, donc reconnu ?

unsplash-logoAndre Benz

Bonjour Régis, merci pour ce texte. Mais pourquoi créer un blog si ce n'est pour être vu, lu, donc reconnu?... une toute belle journée à vous

Sarah, merci, pour cette question suite à la publication de l’article Se Mentir à Soi-même, article qui parle de ne pas guider uniquement par le besoin de reconnaisance pour faire un projet. Pourquoi?

Introduction à la Méditation

unsplash-logoNatalia Figueredo

Encore et toujours, tout au long de notre vie, nous avons beaucoup appris. L’éducation de nos parents et de la société nous ont montré comment vivre en société, comment agir et entrer en relation avec les autres, qu’est-ce qu’être en relation amoureuse, qu’est-ce que gagner de l’argent, et qu’est-ce que réussir….. Nous avons aussi étudié pour obtenir des connaissances, pour avoir des diplômes et finalement trouver un travail. Nous avons appris à posséder, à acheter, à consommer. En bref, nous avons appris à être à l’extérieur de soi.

Y a-t-il une vie avant la mort ?

unsplash-logoChristin Hume

Hâte-toi de bien vivre et songe que chaque jour est à lui seul une vie.

Sénèque

J’ai passé beaucoup de temps à chercher un métier, un métier qui soit une passion. J’ai exploré tellement de carrières : du sport à diverses industries, du milieu pharmaceutique à l’événementiel, de l’aérospatiale à l’audiovisuel. Choisir un métier passionnant ou comme disait Confucius « Choisissez un travail que vous aimez et vous n’aurez pas à travailler un seul jour de votre vie. »

Changer ou vivre? Une autre idée du changement.

unsplash-logoCezanne Ali

Il y a des changements, mais il n’y a pas de choses qui changent : le changement n’a pas besoin d’un support.

Henri Bergson

« Tu dois changer » ; en marchant ce matin, voici la phrase que j’ai captée au vol en croisant un homme parlant au téléphone.

Le changement, cette valeur, cet outil pour certains, la panacé, que notre monde actuel, aussi bien moderne, de consommation que spirituel, met en avant comme le saint Graal.

Une question se pose : le changement, frein ou accélérateur pour arriver au bonheur, à la joie de vivre ?